Ma cuisine dans mes cheveux: 5 ingrédients essentiels

Nous passons notre temps à chercher des produits lointains, alors que l’essentiel se trouve à portée de main. Dans votre cuisine se trouve une panoplie d’ingrédients essentiels pour l’entretien de vos cheveux crépus. Si vous êtes adepte du naturel et du petit budget afro, arrêtez de vous tracasser! Vous serez surprises par notre sélection de 5 ingrédients miracles qui se trouvent dans votre cuisine!

1. Le miel : des cheveux brillants

Avec sa teneur en potassium, vitamines 1, B et C, le miel permet de retenir l’humidité présente dans vos cheveux et donc d’y apporter de l’hydratation. Adoucissant, hydratant et éclatant, le miel représente l’ingrédient essentiel pour des cheveux plus éclatants.

2. L’ail : stimulateur de croissance

En plus d’ajouter de la saveur dans nos petits plats, l’ail est excellent pour empêcher la chute des cheveux, accélérer la croissance et fortifier les cheveux. Avec des propriétés antimicrobiennes et sa riche teneur en vitamine C, l’ail vous aidera à maintenir vos cheveux en bonne santé. Cet ingrédient naturel peu coûteux permettra de favoriser la circulation sanguine, fortifier votre cuir chevelu, minimiser la chute des cheveux, favoriser la croissance, et facilitera l’élimination des pellicules.

Astuce : Réalisez un masque avec de l’ail haché et du miel, puis laissez reposer environ 30 minutes sur vos cheveux.

3. L’avocat : des cheveux plus doux

En plus de son excellent goût (ou pas!), l’avocat est un excellent ingrédient pour l’entretien des cheveux crépus. Il aide à les protéger contre les agressions extérieures, favorise la pousse et les rend plus doux. Riche en vitamines A, C et E et en nutriments, il contribue à l’hydratation et la revitalisation de votre cuir chevelu.

Astuce : placez dans un mixeur 1 avocat, 1 jaune d’œuf et 1 yaourt. Appliquez ensuite le mélange sur vos cheveux en massant le cuir chevelu. Recouvrez votre tête d’un bonnet chauffant pour un meilleur résultat.

4. Le jaune d’œuf: votre revitalisant

L’œuf est très bon pour les cheveux. Ils aident à les réparer et les protéger. Riche en acides gras oméga et en lécithine, l’œuf améliore la croissance et réparer les cheveux crépus. Nourrissant, adoucissant et revitalisant, n’hésitez pas à en utiliser pour vos soins maison.

Astuce : mélangez du miel et du jaune d’œuf jusqu’à l’obtention d’une consistance homogène. Appliquez sur vos cheveux et laissez reposer 30 minutes.

5. La banane plantain: l’apaisant par excellence 

Surprise! La banane plantain, vous en raffolez? Eh bien vos cheveux aussi. Elle permet de nourrir et d’hydrater vos cheveux grâce à sa forte teneur en vitamine E. la banane plantain vous permettra d’apaiser votre cuir chevelu.

Astuce : écrasez deux bananes, appliquez le mélange sur vos cheveux et recouvrez à l’aide d’un bonnet chauffant pour un meilleur rendu.

Hada Hada: une Nappy 2.0 à Ouagadougou

Si aujourd’hui le retour aux cheveux crépus ne représente plus un secret, c’est grâce à des activistes qui s’engagent tous les jours dans une lutte identitaire et surtout qui s’engagent à aider et accompagner les femmes afros dans leur retour au naturel. Au Burkina Faso, vous ne pouvez pas louper Hada Hada, notre Nappy 2.0! Administratrice de Faso Nappy, un célèbre groupe de cheveux crépus à Ouagadougou, mais aussi fondatrice de la marque de produits capillaires Hada’s Care et enfin blogueuse capillaire, elle partage au quotidien, ses astuces, coiffures et bons plan afros dans la capitale Ouagalaise.

Afro Ko: Bonjour Hada! Quel honneur pour nous de t’accueillir aujourd’hui. Merci de te présenter et de nous dire ce que tu fais.

Credits: Akuete Johnson

 

Hada: Bonjour Afro Ko ! Merci pour votre intérêt, j’en suis ravie. Je suis Hortense Atifufu dans les médias puisque je suis journaliste. Je suis la fondatrice de Hada’s Care, une marque de production, de vente de cosmétiques naturels et de conseil capillaire.

Afro Ko: Quelle ampleur a prise ce mouvement à Ouagadougou ?

Hada: En 2011, lorsque j’ai choisi de porter désormais mes cheveux naturels, je suivais des conseils de YouTubeuses résidant dans la diaspora africaine vivant en Europe. Quand j’ai coupé mes cheveux à ras, j’ai reçu des commentaires de collègues du genre « Pourquoi as-tu coupé tes cheveux ? Tu es une veuve ou quoi ? », « Désormais, tu ne me suivras plus dans mes sorties… Tu ressembles à un homme !» Je présente ces réactions qui présentent bien la situation il y a 8 ans.

 

Afro Ko: Tu es l’une des administratrices du groupe Faso Nappy. Parle en nous plus en profondeur !

Hada: Fasonappy est une communauté de près de 3500 femmes qui portent et entretiennent leurs chevelures naturelles. Ces femmes sont des Burkinabè vivant au Faso ou non et des femmes d’autres nationalistes. Le groupe, comme on le dit sur le réseau social Facebook, a été crée en février 2013 par docteure Patricia Hélène Zoungrana. C’est le premier groupe qui a réuni la petite communauté de femmes afros de l’époque. Madame Zoungrana a travaillé à réunir les « Crépues ». Lorsqu’elle a été convaincue que son projet est bien lancé, elle confié l’administration du groupe à d’autres femmes qui sont tout aussi dévouées à l’entretien des cheveux naturels. On partage des expériences, des astuces, des conseils en ligne et on resserre les liens à travers des rencontres annuelles. Avec ces retrouvailles, on se rend compte qu’il y a de plus de en plus de femmes qui ont décidé d’avoir les cheveux naturels. Je suis membre de Fasonappy depuis 2014 et un an plus tard, je suis devenue l’une des administratrices du groupe.

Afro Ko: Tu es aussi fondatrice de la marque Hada’s care, qui propose toute une gamme de produits capillaires. Quels types de produits proposes-tu ? Quelle en est la particularité ?

Hada: Hada’s Care propose des produits qui répondent aux besoins des cheveux naturels africains. Étant naturellement secs, les cheveux africains sont exposés à la sécheresse dont l’une des conséquences est la chute. Notre cuir chevelu sec favorise aussi les pellicules. Enfin, nos cheveux doivent être bien lavés après les nombreux soins. Nous proposons pour la plupart des produits qui sont faits à partir d’éléments de notre alimentation quotidienne et qui font partie de notre cosmétique traditionnel.

Afro Ko: En plus de tout ça, tu es une blogueuse et partage avec tes abonnés, une panoplie de recettes, astuces, coiffures et bons plans à Ouagadougou. Parle-nous plus de ton “Grin Capillaire”. Dis-nous ce qui t’a motivé à te lancer dans le blogging.

Hada: Je blogue depuis 2006. En tant que journaliste, j’ai blogué pendant 7 ans sur les disciplines artistiques et événements culturels. En créant Hada’s Care, je savais que j’étais d’abord dans une attitude de sensibilisation. C’est alors qu’en plus de la page Facebook qui mobilise plus de personnes, j’ai songé à la chaîne YouTube et à un blog. Pour éviter de me retrouver sans ressource documentaire du travail que je fais sur le capillaire africain, j’ai décidé de bloguer, car les blogs, qui ont marqué le web 2.0, existent toujours. Il en est de même pour YouTube, qui depuis le début des années 2010 jusqu’à maintenant, dispose encore des vidéos. J’ai choisi de rajouter ces deux médias pour répondre à un souci de mémoire sur mon activité. J’ai dénommé ma chaîne « Grin capillaire », car je produis mes vidéos depuis le Burkina Faso qui a une culture du « grin » : un cadre de rencontre et d’échanges entre personnes de même âge autour d’une préparation de thé. Pour moi sans le thé, rires, j’invite les internautes à suivre mes vidéos sur l’entretien capillaire et ils sont libres de me poser des questions. Cela fait déjà un an que j’y travaille. De façon autodidacte, je suis devenue YouTubeuse. J’ai appris ainsi à réaliser des vidéos toute seule avec mon smartphone. J’en apprends encore, rire.

Afro Ko: Nous rêvons toutes d’avoir de longs et beaux cheveux crépus comme les tiens! Y’a-t-il un secret miracle?

Hada: Je ne parlerai pas de secret miracle. Je dirai qu’il faut avoir des cheveux sains. Qu’ils soient longs, courts ou ras, ils sont beaux ! Le désir de ressembler à l’autre est motivateur, mais peut être dangereux, car on franchit vite le pas de la méprise de soi. Apprenons à connaître nos cheveux, trouvons-leur les bons produits et définissez une routine adaptée à notre mode vie et c’est bon.

Afro Ko: Quels sont les 5 ingrédients indispensables pour toi pour une bonne routine capillaire?

Hada: Je commence par le savon noir comme shampooing ; ensuite du gel de gombo ou d’aloe vera pour démêler les cheveux si nécessaire ; du beurre de karité ou du beurre de cacao pour nourrir les cheveux et sceller leur hydravion ou alors rajouter des huiles végétales adoucissantes pour enrichir votre beurre ; penser aux feuilles bissap, de menthe ou de basilic contre les pellicules. Oups ! J’en ai trop cité !

Afro Ko: Un dernier mot?

Hada: Je voudrais encore remercie le blog Afro Ko pour cette opportunité qui m’a été offerte. Je suis heureuse d’avoir leurs auteurs comme blogueuses capillaires, je me sentais trop seule ! À vos lecteurs, je dis ceci : nous avons tout pour prendre soin de nos cheveux ainsi que notre peau en Afrique. Croyons en nous. Je reste cependant disponible sur mes différentes plateformes si vous avez des questions. Merci à vous.

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Hada’s care

 

Propos recueillis par Dalila YARO

Egnonam: le retour aux cheveux naturels est une affirmation d’identité.

Aujourd’hui, nous accueillons notre première contribrutrice: Egnonam Dongo! Bonne lecture!

« Oh ils sont beaux tes cheveux puis-je les toucher? Mais ils étaient longs hier tes cheveux, mais là ils sont courts! tu leur as fait quoi? Tu as différents types de coiffure tout le temps, ça ne te revient pas cher? Ce sont tes vrais cheveux ? Est-ce que c’est bien vu quand moi une blanche je fais des tresses africaines? »Je crois que pratiquement toutes les nappies ou femmes noires ont déjà eu ce genre de questions. Pour ma part, elles m’ont permises d’engager des discussions à travers lesquelles j’explique mon identité culturelle.

Que je suis impolie de ne pas me présenter avant de commencer par raconter mon histoire. Je m’appelle Lynda, euh non Egnonam je voulais dire (je préfère maintenant qu’on utilise mes prénoms africains). J’ai pratiquement eu des cheveux courts toute ma vie parce que je pleurais à chaque fois qu’on me peignait, me tressais. Ma mère était juste fatiguée de supporter mes caprices. Alors, après avoir fait des tresses un mercredi soir, je pleurais encore à table le matin parce que j’avais mal. Exaspérée, ma mère avait décidé de passer son ciseau dans mes cheveux ce matin-là, alors que je n’étais qu’en classe de CE1. Ainsi, depuis ce temps, j’avais des cheveux courts (aujourd’hui merci maman de m’avoir appris à aimer mes cheveux naturels et courts). Après mon diplôme d’études secondaire, j’ai décidé de laisser pousser mes cheveux, mais j’ai choisi de les défriser parce qu’ils étaient considérés beaux, moins de tracas, facile à peigner contrairement à mes cheveux naturels quand j’étais petite. Je faisais souvent aussi des tissages, de préférence les lisses, car ils reflétaient la modernité et plus encore étaient à la mode. J’avais des brûlures, voire des plaies dues aux produits défrisant, mais je continuais à les utiliser. Puis, en 2015, je suis arrivée au Canada. C’est à partir de ce moment que j’ai commencé par comprendre la nécessité d’embrasser ma culture africaine sur toutes ses formes. Mes cousines ou des amies qui étaient des nappies m’invitaient à faire le Big Chop, mais j’étais une antie-nappy à cette époque comme le qualifierait Dalila dans son récent article. C’est bien beau les cheveux naturels, mais trop compliqués pour ma personne. Je suis en partie comme AWA dans le dernier article de Mina. Alors en novembre 2017, après une grande période de réflexion et de procrastination, j’ai décidé de faire le BIG CHOP et je suis devenue une nappy passe-partout. J’ai mes cheveux naturels, mais j’altère avec les tresses et j’ai pratiquement banni les tissages.

Que signifie pour moi les cheveux naturels et pourquoi les tresses et pas les tissages comme moyens d’alternance ?

 Le retour aux cheveux naturels m’a non seulement permis d’embrasser ma culture africaine, mais aussi de l’aimer encore plus. Cela m’a donné une opportunité de m’exprimer.

Vous voyez toutes ces questions mentionnées plus haut, au lieu de les ignorer, au contraire, je m’en suis servi pour engager de longues et intéressantes discussions sur les cheveux naturels , d’expliquer l’importance des cheveux naturels dans l’affirmation de mon identité afro, car le cheveu crépu vient du fait qu’on est noir. Le porter est ma façon d’affirmer mon identité culturelle, de montrer qu’on est belle avec les cheveux crépus. Cela m’a aussi donné l’occasion de clarifier certains préjugés reçus comme le fait que les noirs ont tous la même couleur de cheveu ou que les cheveux naturels ne poussent pas très vite, qu’ils sont sales, ingérables ou le fait qu’il existe plusieurs types de cheveux. Alors, quand on voit les mouvements Black Power : Black is beautiful, ça ne donne qu’envie de vouloir embrasser sa culture.

Le choix des tresses pour leur représentation au sein la culture africaine. Les tresses servent à transmettre l’histoire en Afrique, mais elles sont aussi figure de représentation.

En Égypte antique, elles étaient portés par les gens appartenant à la famille royale : so we are royalties. Quand elles se répandaient en Afrique noire, elles servaient de différenciation de rang social, de caste et aussi d’évènement social comme le mariage ou le décès. Mais bien avant cette généralisation des tresses, quand on fait un petit retour à l’époque coloniale. Durant cette époque, les tresses étaient utilisées pour relayer des messages parce que les maîtres comprenaient les langues des esclaves. Pour signaler qu’elles voulaient s’échapper, elles faisaient des tresses nommées « départes », tresses épaisses, serrées étroitement sur le cuir chevelure et étaient nouées en chignons au-dessus. Par ailleurs, les tresses nattées courbées étroitement sur leur tête représentaient les routes qu’elles devaient emprunter. Faire des tresses aujourd’hui revient à honorer nos ancêtres qui sont passés par tous les moyens pour lutter contre l’esclavage. Elles nous permettent de ne pas oublier leurs efforts, de communiquer notre fierté, la liberté de l’oppression.

De plus, le retour aux cheveux naturels m’a permis de pouvoir supporter les commerces africains, en allant acheter mes produits de soins capillaires chez eux. C’est aussi ma manière de contribuer.

Nous sommes dans une époque où plusieurs de nos prédécesseurs ont lutté pour que nous puisions affirmer notre identité culturelle, de pouvoir être capable d’être nous même, alors il est important d’embrasser ce cadeau des générations passées, de s’en servir pour sensibiliser les générations actuelles et futures.

Afro bises comme le diraient Dalila et Mina

 

Egnonam, 

Contributrice pour Afro Ko

Recettes cheveux à base de beurre de karité

Les cheveux crépus sont fragiles et demandent beaucoup d’attention.  Pour entretenir leur beauté et leur éclat, il leur faut des soins. Vous pouvez fabriquer votre propre soins maison afin de chouchouter vos cheveux. Le beurre de karité est, dirait-on, un indispensable pour l’entretien des cheveux crépus car il permet d’hydrater, soigner et protéger les cheveux crépus. Nous vous livrons aujourd’hui, quelques recettes à réaliser chez vous!

  1. Réparation des cheveux abîmés

Nos cheveux sont constamment soumis à des agressions extérieures, vents, soleil, poussières, coiffures. Il est vrai que nous prenons soin d’eux et leur apportons des soins régulièrement, mais un soin réparateur plus profond s’impose de temps de temps. Nous vous proposons une recette de masque capillaire réparateur pour vos cheveux:

Ingrédients:

Beurre de karité

Huile d’argan

Préparation:

Mélangez une cuillère à soupe de beurre de karité pour deux cuillères à soupe d’huile d’argan.

Vous devez adapter les quantités aux longueurs de vos cheveux

Utilisation:

Appliquez le mélange sur vos cheveux en insistant sur les longueurs et les pointes. Laissez reposer dans un chapeau ou un foulard en satin au moins 30 minutes. Ensuite, faites votre shampoing habituel.

  1. Pour les cheveux secs

Pour un soin constant de nos cheveux, nous avons besoin de les nourrir et de les hydrater. De ce fait, nous devons nous faire des masques réguliers (nous dirons une fois par semaine). Le beurre de karité s’avère être un allié de taille pour nous aider dans l’hydratation de nos cheveux secs. Voici la recette simple d’un masque hydratant.

Ingrédients:

Beurre de karité

Miel

Yaourt nature

Préparation:

Mélangez une cuillère à soupe de beurre de karité avec un cuillère à soupe de miel et un pot de 12,5 cl de yaourt nature. Notons que la quantité de beurre de karité dépendra du type de cheveux. si vous avez des cheveux fins, vous devrez prendre moins de beurre de karité que quelqu’un qui a des cheveux plus épais.

Utilisation:

Appliquez le mélange sur vos cheveux en insistant sur les longueurs et les pointes. Laissez reposer dans un chapeau de bain ou à l’air libre au moins 30 minutes. Ensuite, faites votre shampoing habituel.

  1. Protection des cheveux

Le beurre de karité s’utilise aussi pour la fabrication de sérum protecteur fait maison, qui peut se conserver une semaine au frigo. Cela nous permettra de nourrir nos cheveux durant la nuit, tout en les protégeant du soleil durant la journée.

Ingrédients:

Beurre de karité

huile de ricin

Gel d’aloe vera

Recette:

Mélangez deux cuillères à soupe de beurre de karité, une cuillère à soupe d’huile de ricin et ajoutez une cuillère à soupe de gel d’aloès verra.

Utilisation:

Appliquez une petite quantité du mélange de sérum sur vos cheveux en insistant sur les longueurs et les pointes. Laissez reposer dans un chapeau ou un foulard en satin toute la nuit.

  1. Apaisement du cuir chevelu

Notre cuir chevelu peut parfois être sensible. Il requiert lui aussi, des soins constants. Le beurre de karité peut être un ingrédient essentiel dans le traitement et la protection de ce dernier. Pour éviter les démangeaisons et les pellicules, un seul ingrédient: le beurre de karité. Appliquez une petite quantité sur le cuir chevelu la nuit avant de vous mettre au lit. Cela permettra l’hydratation durant la nuit ainsi que la protection de votre cuir chevelu.

Eh voilà !

 

Bisous Karité!

La team Afroko

Le beurre de karité: votre allié beauté

Avec des propriétés d’émollient, antioxydant, nourrissant, cicatrisant, régénérant, réparateur, revitalisant, adoucissant, anti-inflammatoire et protecteur, le beurre de karité est, en utilisation cutanée, un allié par excellence pour les soins cosmétiques. Ce produit est produit en grande partie produit en Afrique de l’Ouest, Centrale et Équatoriale. En termes de production agricole, le Burkina Faso est reconnu mondialement pour sa production de beurre de karité, et la province de la Sissili située au Centre Ouest du pays, est sa plus grande zone de production. Bien que ce produit local soit considéré comme un produit « haut de gamme » pour les grandes multinationales occidentales qui le revendent à des prix très concurrentiels, les productrices bénéficient d’un faible revenu. Pour revitaliser ce secteur, des entrepreneurs locaux souhaitent depuis quelques années, promouvoir le « consommons local » en proposant des produits cosmétiques de qualité à base de ce produit phare.

Souvent combiné à d’autres ingrédients, le beurre de karité se retrouve dans une panoplie de produits cosmétiques et recettes naturelles. En effet, cet ingrédient naturel, riche en latex, acides gras, vitamines A, D, E… se retrouve depuis des lustres, dans les recettes de grand-mère pour des soins divers. Que vous l’utilisiez ou non, je vous livre aujourd’hui quelques secrets qui vous pousseront à l’adopter au quotidien!

  1. Le beurre, un produit incontournable pour les soins de la peau

Cet élément se retrouve dans un grand nombre de produits cosmétiques pour les soins de la peau. Avec ses propriétés anti-inflammatoires et antimicrobiennes, le beurre de karité deviendra votre allié pour calmer vos irritations et cicatriser votre peau. En plus, ce beurre adoucit la peau et permet en utilisation quotidienne, d’avoir une peau plus douce. Il permet aussi d’atténuer les rides et de prévenir les signes de vieillissement cutané. Eh oui, il se transformera en compagnon pour garder une peau jeune et saine. Par ailleurs, il permet de lutter contre les vergetures et de maintenir l’élasticité et la fermeté de votre épiderme. Pendant les saisons froides, c’est le secret pour la protection de votre peau. Qu’attendez-vous pour l’inclure dans votre routine?

 

 

 

 

 

2. Le beurre de karité, pour des cheveux en bonne santé!

En plus de votre corps, saviez-vous que le beurre de karité se place comme un élément central pour l’embellissement de vos cheveux? Un grand nombre de produits capillaires se composent de beurre de karité. Du shampooing à la crème hydratante, en passant par le démêlant et les masques capillaires, voilà un ingrédient qui vous accompagnera tout au long de votre routine capillaire. Grâce à la vitamine A qu’il renferme, il permet de limiter la casse des cheveux.N’hésitez pas à l’utiliser en masque capillaire pour nourrir et entretenir vos cheveux!

 

 

3. Le beurre de karité, et si on se massait?

Mal partout, épuisés… et si on prenait un temps pour se détendre et chouchouter notre corps? Le beurre de karité est aussi un incontournable pour les problèmes de courbature, fatigue musculaire et articulaire. Saviez-vous qu’il est recommandé comme soin pour la préparation à l’effort physique? Pour vous détendre et relaxer un peu, n’hésitez pas à l’utiliser pour vos massages.

 

Voilà un petit rappel sur quelques bienfaits du beurre de karité! Ne négligeons pas nos produits locaux!

Bisous au karité!

 

Dalila

NATURELLE, BELLE et CONFIANTE!

Un jour, un homme sage m’a dit : « n’ai pas honte de qui tu es. Il y a des gens, là, dehors qui t’observent, qui te suivent et qui t’envient. Ils ne sont pas fous, il y a bien des raisons pour que tu t’admires et t’acceptes toi-même ».

Ainsi, nous avons le droit de nous aimer, de ne pas vouloir ressembler aux autres et surtout de rêver!Aujourd’hui, je m’en vais vous parler de deux choix qui ont changé ma vie : le naturellement important et le naturellement confiant.No

Commençons avec ces deux citations inspirantes :

« La beauté commence au moment où vous décidez d’être vous-même ».

Coco Chanel

« Sois toi même, toutes les autres personnalités sont déjà prises »

Oscar Wilde

Notons qu’à un moment ou à un autre de notre vie, nous sommes tous confrontés à cette question existentielle : qui suis-je?

Pour certains, la réponse est presque facile, mais pour d’autres ça prend beaucoup plus de temps. Les réponses sont diverses et variées. Cependant, en tant que femmes et hommes noirs, nous avons tous des réponses communes qui sont inéluctables : nous devons en être sûr(e)s et convaincu(e)s. Il s’agit de la fierté de sa peau noire (de sa mélanine) et de la fierté de porter ses cheveux crépus rebelle aux allures indomptables.

Je vous parlais plus haut, de naturellement important et confiant, eh bien allons-y :

Le naturellement important dans le domaine de la beauté est ce qui nous est donné naturellement (la couleur de notre peau, notre type de cheveux), de source première et que nous devons apprendre à aimer dans son état naturel sans essayer de le modifier ou de lui enlever son authenticité. C’est notre beauté naturelle. Le naturellement confiant est la capacité à s’accepter tel que l’on est et à aimer chaque fibre de son corps en l’état naturelle. Nous devrons être à mesure de déterminer ce qui est naturellement important pour nous dans le but de nous transformer en personne naturellement confiante.

Je m’adresse à toi particulièrement. OUI toi, toi qui veux bien, mais qui ne te laisses pas tenter par l’aventure. Voudrais-tu parcourir un rêve avec moi? Fermons les yeux un instant, imagines avoir réussi à t’accepter telle que tu es, imagine être naturellement confiante, sûre de ta beauté, de ton talent, de ta belle chevelure. Visualise-toi dans ta plus belle tenue avec ta belle chevelure, les boucles au vent. Sort la démarche (rire).

Maintenant, ouvres tes yeux et admire-toi dans un miroir : WAOUUUHHHHH!!!! quelle magnifique beauté! C’est ainsi que tu dois te sentir tous les jours, c’est ce à quoi tu dois aspirer: Te sentir belle, puissante, talentueuse tout en restant toi-même au naturel.

Illustrons un peu tout ceci. Je vais vous parler de trois femmes, Awa, Macha et Mariam. Vous vous identifierez ou non à elles; le but de l’exercice est le partage d’expérience.

Awa étudiante en fin de licence, jeune fille timide, avec un entourage restreint, mais une vie associative très active. Au lycée, elle en a eu marre de ces cheveux qui se cassent sans cesse, de ses brûlures dues au défrisage. De plus, elle se retrouvait dans une situation compliquée pendant l’année scolaire, puisqu’il était interdit de porter des mèches. Elle décide de se couper les cheveux; donc BIG CHOP!! Après cette étape se sont succédé recherche et nouvelles découvertes sur ses cheveux : comment les assouplir, les hydrater pour que le peigne passe sans souffrance. Trois ans plus tard, elle détient une belle longueur lui donnant la liberté de se faire des modèles assez top et diversifiés, ce qui rend envieuses et admiratrices plus d’une.

Macha quant à elle, est une jeune femme active, dans la trentaine et employée dans un bureau. Elle exerce en plus, une activité entrepreneuriale pour arrondir ses fins de mois. Macha a choisi de garder ses cheveux crépus courts. Il faut avouer qu’elle a fait un bon choix, car la coupe lui va à ravir à cause de son visage rond et de ses traits fins. Quelques années avant, pendant sa première année à l’université, elle saute le pat. Ayant toujours eu des cheveux d’une longueur moyenne (c’est de famille dite – elle), elle n’a jamais vraiment aimé se faire des tresses ou des nattes (ça fait mal!). Un matin, va savoir ce qui lui a pris, elle s’est fait couper les cheveux. Ce dont elle était sûre, c’est qu’elle se sentait beaucoup plus légère et moins stressée par la prochaine coiffure qu’elle devait faire (ce serait impossible pour les mois suivants de toute façon. Eh oui!). Elle a ainsi commencé à assister à des rencontres et des ateliers sur le retour au naturel, pendant lesquels elle a beaucoup appris.

Enfin, Mariam, femme battante, mère de 4 enfants, et en plein dans sa cinquantaine, se trouve au sommet de sa carrière professionnelle. Elle commence à lever un peu le pied et prend plus de temps pour ses enfants. Professionnellement et financièrement, c’est le rêve pour tantie Mariam. Personnellement, c’est tout autre chose, car elle a l’impression d’être passée à côté d’un tas de choses dans sa vie. Elle repense au temps qu’elle n’a pas pu prendre pour elle-même, aux moments importants auxquelles elle n’a pas pu assister, etc.  Dans cette période de remise en question, tantie à décider de sauter le pat, elle s’est coupé les cheveux, STOP AU DÉFRISAGE!! Elle arbore fièrement sa nouvelle coupe. Notons que ses filles ont lutté depuis longtemps pour qu’elle les rejoigne dans l’aventure « nappy ». Même tonton est content, il aime bien la nouvelle coupe de sa femme.   

« Lorsque tu sous-estimes ce que tu fais, le monde sous-estimera qui tu es »

Oprah Winfrey

Je reformulerais ceci comme suit: Lorsque tu sous-estimes ce tu as, ce que Dieu t’a donné, le monde sous-estimera qui tu es et ce que tu as à apporter.

Je viens de vous présenter plus haut, trois personnalités différentes, des phases de vie diverse, remplie de doutes, de réussites, d’échecs, mais avec un point en commun : elles ont toutes accepté et embrassé le retour au naturel. Elles le vivent bien, se trouvent belles, se font complimenter et envier. Ce choix vous pousse à en apprendre davantage sur vous, sur vos origines, vos ancêtres et votre histoire. En un sens, nous en sommes obligés parce que nous faisons maintenant partie de cette communauté d’afro chic choc, fort, rebelle, qui savent ce qu’ils veulent. Bref je me ressaisis, vous avez compris (rire!).

On ne naît pas confiant, mais on naît naturelle et belle (beau) à sa manière. La confiance ça s’apprend, ça se forge, mais dès qu’on accepte sa beauté, sa différence et qu’on s’accepte au naturel, on a déjà franchi l’étape du choix du naturellement important et les 3 quarts du chemin sont déjà faits pour atteindre finalement le naturellement confiant.

Je vous laisse sur ses mots, et à vos rêves!

Afro ko lo!! (C’est une affaire d’afro!!)

Afro bise mes lovers

Mina

Cheveux crépus en Afrique: révolution ou effet de mode?

Nous assistons depuis quelques années à un retour aux cheveux crépus chez les femmes noires et métissées dans le monde. Si ce mouvement commence au courant des années 2000 aux États Unis, et se répand en Europe, il arrive un peu plus tard en Afrique. À travers ce mouvement qualifié de politique, les femmes afros revendiquent leur identité culturelle au nom de la liberté. L’impact s’avère immense dans les pays occidentaux dans lesquels résident une forte communauté afro et une diaspora africaine révoltée. Cependant, qu’en est-il de la situation en Afrique? Ce mouvement représente-t-il un effet de mode ou une révolution à part entière sur le continent?

Chimamanda Ngozi Adichie

Alicia Keys, Oprah Winfrey, Solange Knowles, Chimamanda Ngozi Adichie, voilà des femmes qui ont très tôt affirmé leur identité capillaire, poussant les femmes afros à assumer leur touffe. Pour revenir brièvement sur le passé, la mode afro a été mise à l’écart depuis la fin du mouvement des Blacks Panthers en 1960 et des années disco. Tombé à l’oubliette, le défrisage devient à la mode et le cheveu lisse se transforme au fil des années, en standard de beauté.

Le mouvement Nappy (Natural and Happy) prend son véritable envol au courant des années 2000. Une nouvelle politique de valorisation et d’émancipation de la femme noire voit le jour. Les activistes se réveillent, des blogueuses s’affirment, des entrepreneurs sautent sur l’occasion pour créer de la richesse en proposant des produits adaptés à ce type de cheveux. Bref, c’est l’éveil des consciences.

“En Afrique, la coiffure était une activité pendant laquelle se transmettait l’histoire des généalogies aux enfants, et bien d’autres traits de leur culture”

Juliette Smeralda

Pourtant en Afrique, la situation semble beaucoup plus complexe. Comme le pense la sociologue martiniquaise Juliette Smeralda, les Africaines font face à des contraintes sociales différentes, ce qui rend plus complexe leur retour au naturel. À travers son ouvrage Peau noire, cheveu crépu: L’histoire d’une aliénation (Éitions Jasor, 2005), l’auteure parle du retour au naturel des femmes afros, en abordant l’émergence des “nappies” en Afrique. Historiquement parlant, les femmes africaines pratiquaient l’esthétique adaptée à leur culture et leurs cheveux afros. C’est lors de la déportation et l’envol pour des horizons lointains dans lesquels elles étaient dépourvues des accessoires nécessaires à la réalisation de leur coiffure et le manque de temps qu’elles se sont tournées vers le défrisage.

Juliette Smeralda

“Le modèle de beauté qu’on vend aux femmes du continent n’est pas africain”

Juliette Smeralda

Le modèle occidental joue un rôle majeur sur le désamour des femmes africaines face aux cheveux crépus. Même si des mouvements se développent par des femmes décomplexées qui ont accès aux réseaux sociaux, il s’agit d’une identité nouvelle non pratiquée par toutes. Eh oui, il existe une panoplie de type de nappy, avec des conceptions et appropriations différentes du mouvement. Parlons de ces trois principales catégories:

  1. Les nappies extrémistes: aah celles-là! Elles ne jurent que par leurs cheveux et critiquent celles qui ne portent pas leurs afros au quotidien. Pour elles, ce sont les cheveux afros ou rien!
  2. Les nappies passes partout: celles qui décident de bannir le défrisage, mais d’alterner entre cheveux afros et coiffures protectrices. Elles adoptent souvent des tresses, des tissages ou des perruques.
  3. Les anti nappies (au fond, avouez que voulez avoir de beaux cheveux afros! hahaha!): celles qui ne veulent pas entendre parler de nappy (cheveux crépus la c’est trop compliqué pardon!), alors qu’elles n’ont jamais vraiment essayé.

Entre ces trois catégories, il existe des sous-catégories. Chaque femme a son problème et sa manière bien précise d’être. C’est ça qui fait la beauté de la communauté!

Il faut aussi souligner que cette hétérogénéité rend le débat encore plus complexe: pendant que certaines s’engagent dans une bataille identitaire, d’autres ne voient que l’esthétique et ignorent tout l’aspect révolutionnaire qui se cache derrière, sans oublier ces personnes qui n’y voient que du bla-bla. Quelle est la réelle conception du retour au naturel par les africaines? Aussi bien celles qui sont connectées que celles qui vivent dans des espaces plus reculés? La question se pose t-elle réellement pour elles? Que pensez vous du retour au naturel? Un effet de mode ou une révolution en Afrique? Quelle est votre expérience?

Voilà un bon paquet de questions pour cette journée (rires). Je termine avec des Afros Bises! Oui, je vous fait des bisous, cette fois aromatisés au beurre de karité!

Dalila